Avoir un bon taux de délivrabilité : DNS, SPF, DKIM, DMARC
Envoyer un e-mail est facile. Le faire arriver en boîte de réception l’est moins. Tour d’horizon des enregistrements DNS qui décident si vos campagnes atterrissent — ou tombent en spam.

Avoir un bon taux de délivrabilité
Un e-mail envoyé n'est pas un e-mail reçu. Entre les deux, les fournisseurs de messagerie — Gmail, Outlook, Yahoo — décident, en quelques millisecondes, si votre message mérite la boîte de réception, le dossier spam, ou le rejet pur et simple. Cette décision repose en grande partie sur trois enregistrements DNS. Les configurer correctement n'est pas optionnel : depuis 2024, Gmail et Yahoo les exigent pour tout envoi de masse.SPF — qui a le droit d'envoyer pour votre domaine
Le SPF (Sender Policy Framework) est un enregistrement TXT qui liste les serveurs autorisés à envoyer des e-mails au nom de votre domaine.v=spf1 include:amazonses.com ~all
vous@votredomaine.com, il vérifie
que le serveur d'envoi figure bien dans cette liste. Sinon, le message est suspect.
Le ~all final signifie « tout le reste est douteux, mais ne rejette pas franchement ». En
phase de rodage, c'est le bon réglage.
DKIM — la signature qui prouve l'intégrité
Le DKIM (DomainKeys Identified Mail) ajoute une signature cryptographique à chaque message. Le fournisseur destinataire récupère votre clé publique via le DNS et vérifie que le message n'a pas été altéré en route. C'est la différence entre « ce message dit venir de vous » et « ce message est mathématiquement prouvé venir de vous ». Sans DKIM valide, aucune réputation d'expéditeur ne se construit.DMARC — la politique qui lie le tout
Le DMARC (Domain-based Message Authentication) dit aux fournisseurs quoi faire quand SPF ou DKIM échouent, et où vous envoyer les rapports.v=DMARC1; p=quarantine; rua=mailto:dmarc@votredomaine.com
p=quarantine demande de mettre en spam les messages non authentifiés. On
commence rarement par p=reject (rejet dur) : mieux vaut observer les rapports quelques
semaines avant de durcir.
Au-delà du DNS : la réputation
Les trois enregistrements sont une condition nécessaire, pas suffisante. Un domaine neuf n'a aucune réputation, et les fournisseurs se méfient d'un expéditeur qui passe de zéro à 20 000 envois du jour au lendemain. Deux règles de survie :- Chauffez progressivement. Commencez par quelques centaines d'e-mails vers vos contacts les plus engagés, puis doublez tous les deux ou trois jours. La réputation se construit sur des ouvertures, pas sur du volume brut.
- Surveillez rebonds et plaintes. Au-delà de 5 % de rebonds ou d'un taux de plaintes élevé, les fournisseurs vous sanctionnent. Une liste propre — sans adresses mortes ni désabonnés — vaut mieux qu'une grande liste sale.
Ce qu'AgentMail gère pour vous
La configuration DNS reste votre responsabilité — c'est votre domaine. En revanche, la signature DKIM, le traitement des retours, et la liste de suppression alimentée automatiquement par les rebonds et les plaintes sont pris en charge côté plateforme. Un e-mail qui a rebondu une fois n'est jamais renvoyé. C'est le genre de détail qui protège votre réputation sans que vous ayez à y penser.Articles connexes
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